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Optimist |
L’Optimist est un petit bateau d’initiation créé en 1947 par l'architecte Clark Mills à Clearwater (Floride). Construit initialement en contreplaqué (souvent sous forme de kit par des amateurs), ce bateau fut introduit en Europe par le danois Axel Damgaard et fortement soutenu par son célèbre compatriote le multi - médaillé olympique Paul Elvström.
Doté d'une coque à fond plat, équipé d'une voile unique, c'est un bateau léger, stable et très simple à manœuvrer. Il est utilisé pour l'apprentissage de la voile chez les enfants. Sa voile à livarde est très caractéristique, ainsi que sa coque... simple avec sa marotte ! Cette série est la principale série pour les enfants, il y règne donc un très haut niveau de compétition.
L'essentiel de cet article est emprunté à Wikipedia. |
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Osmose |
L'osmose est une détérioration des coques construites en composite polyester/fibre de verre et qui se manifeste par des cloques ou petites boursouflures du gelcoat. L'origine de ce phénomène est due à d'autres causes en plus de l'osmose en tant que telle. La résine polyester n'est pas étanche à l'eau, et les coques construites en composite comportant cette résine doivent donc être couvertes d'une autre résine, ou "peinture" étanche à l'eau, le gelcoat.
L’osmose est un phénomène physique dans lequel une solution à forte concentration absorbe, à travers une paroi semi-perméable, un solvant (dans notre cas de l’eau) tendant ainsi à égaliser la concentration de la solution de part et d’autre de la paroi. Le volume, et de ce fait la pression, de la solution concentrée augmenteront, ce qui provoque une déformation de la paroi la plus fine (le gelcoat.)
L'osmose ne concerne pas systématiquement toutes les coques en stratifié de polyester. Elle ne se manifeste qu'en présence de résidus de résine/durcisseur dont la polymérisation n'a pas été complète, et qui vont donc "attirer" l'eau à travers une surface imparfaitement étanche. Le gelcoat polyester, même intact, n'est pas totalement étanche : l'eau entre par l'extérieur. Mais le stratifié polyester peut présenter des défauts de surface qui laissent des fibres de verre à nu : l'eau entrera aussi bien par l'intérieur, par capilarité le long des fibres de verre.
La sélection des produits et les méthodologies de production sont les premiers critères pour prévenir l’osmose. La cohérence des échantillonnages entre aussi dans ces éléments. L’utilisation de gel-coat de qualité douteuse et la mise en oeuvre sont les causes les plus courantes de l’osmose : résines de basse qualité, pigments ou adjuvants hydrophiles, proportion de diluant trop importante, microbulles d’air, présence de sous produits gras (huile du compresseur de projection par exemple), épaisseur trop faible ou irrégulière, mauvais dosages entraînant des fissurations; application trop rapide du premier mat entraînant une dissolution du gel-coat et son transpercement par les fibres de verres, etc.
Au cours de la stratification de la coque l’utilisation de résine trop diluée au styrène qui ramollit le gel-coat, de mat au liant mal adapté, dans de mauvaises conditions d’hygrométrie et de température, de débullage insuffissant de la stratification, de mauvais contrôles de la polymérisation et de la régularité du rapport résine/verre, de l’absence de post cuisson qui permet de réduire le styrène libre présent dans le stratifié; limite la formation de microbulles dans les diverses couches.
La sélection des matériaux est primordiale. L’exemple au milieu de la décennie quatre-vingt où la présence dans les catalyseurs de dyéthylène-glycol empêchant une polymérisation complète a été la cause d’une vague de coques osmosées sans précédents. Plusieurs centaines de bateaux construits entre 1983 et 1985 dans divers chantiers européens ont eu une atteinte osmotique dés les premières semaines parfois même sur les aires de stockage des chantiers, par la seule humidité de l'air.
Le manque d’entretien et de surveillance sont souvent une cause de mise en route d’un processus d’osmose. La dégradation naturelle d’un gel-coat commence à être significative à partir de 5 à 6 ans, mais cette couche de protection qui ne fait que 400 à 500 microns d’épaisseur doit à elle seule assurer la protection de la structure. Le gel-coat n’étant pas prévu pour subir des agressions mécaniques, l’utilisation de nettoyeur haute pression , spatule métallique, ponçage ne font qu’accélérer la dégradation de celui-ci. La vigilance est surtout constituée par un contrôle visuel et la recherche systématique de tous dommages, éclatements, fissures, farinages, micro bulles. La réfection de ces petits dégâts , aprés un séchage complet, doit être faite sans délai et exclusivement à l'aide de système époxy pour les mastics et/ou de cycle polyuréthane complet, l’utilisation de système polyester étant formellement poscrite. La même vigilance doit s'exercer sur les oeuvres mortes. Un farinage du gel-coat sur les oeuvres mortes doit être repris par une application d’un système polyuréthane bi-composants.
Le vieillisement de la structure est une cause possible d'osmose. Au cour de l’utilisation du bateau, les efforts mécaniques conséquents, les chocs, les cycles de flexions, compressions, les agents atmosphériques (UV) et chimiques (hydrolyse), peuvent faire perdre au gel-coat par des fissures, farinage, microbulles ou délaminage, son étanchéité. La présence d’humidité dans les couches de stratifié peut provoquer un délaminage des différentes couches et donc une détérioration de l’homogénéité de la structure de la coque. Il est de première importance de ne pas laisser un processus d’osmose se développer, car la dégradation de la structure est inéluctable, mais pas forcément visible.
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