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Se dit Tango. Signifie : ne me génez pas, je fais du chalutage jumelé (chacun son truc, on ne vous oblige pas à nous dire...) |
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Tabarly |
Eric Tabarly, grand homme de la voile française de la seconde moitié du 20e siècle. Né le 24 juillet 1931. Pilote de l'Aéronavale, il totalise plus de 1000 h de vol, dont une partie pendant la campagne d'Indochine, avant d'être détaché par la Marine Nationale pour "courir les mers".
Derrière le grand sportif on oublie souvent l'inventeur foisonnant d'idées pour faire aller ses bateaux plus vite à la voile. Eric Tabarly gagne la Transat en solitaire en 1964 grace à son Pen Duick II, ketch de 13,60 m ultra-léger construit en contreplaqué marine à bouchains vifs spécifiquement pour cette course. Pour cet exploit, qui "lance" l'industrie de la plaisance française (encore aujourd'hui leader mondial pour la construction de voiliers habitables), il reçoit la Légion d'Honneur des mains du Général de Gaulle.
Eric Tabarly réintroduit le gréement de goëlette et l'étrave à guibre sur son Pen Duick III en 1966, plus grand bateau (17,45 m) en aluminium de son époque, avec lequel il gagne toutes les grandes courses en équipage pendant plusieurs saisons. Grâce à son Pen Duick IV, trimaran de 20m à flotteurs submersibles et rails d'écoutes circulaires (plus tard Manureva avec Alain Colas, autre grande figure de la voile française), il introduit en 1968 les grands multicoques dans le milieu de la course au large française. La mise au point de Pen Duick IV sera longue (et le concept discutable), et ce n'est finalement que Colas qui le rendra vraiment célèbre sous le nom de Manuréva (et disparaitra avec lui en 1978.)
Eric Tabarly gagne la Transpacifique de 1969 sur son Pen Duick V, premier bateau réellement spécialisé pour une course (coque planante très large et plate avec un redan et des ballasts liquides latéraux pour les vents portants du Pacifique) et préfigurateur des grands monocoques de course actuels (il ne lui manque que la quille basculante.)
Eric Tabarly cause une polémique avec l'uranium appauvri du lest de son Pen Duick VI lancé en 1973 pour la première course autour du monde en équipage. L''intérêt est que l'uranium est presque 2 fois plus dense que le plomb, 19.3 contre 11.3, et permet donc de concentrer le lest pour un meilleur rendement. Ce lest sera finalement remplacé par du plomb pour stopper la polémique. Là aussi, la mise au point est difficile et Pen Duick VI démate 2 fois dans de grandes courses en équipage. Tabarly cause la surprise en gagnant de nouveau la Transat en 1976 avec le Pen Duick VI, pourtant conçu pour être manoeuvré par un équipage de 16 hommes (22 m de long, 32 tonnes de déplacement). Cet exploit (au sens propre, car ce mot finit par ne plus avoir de signification !) achève de construire sa légende. C'est une victoire inattendue contre le Club Méditerrannée de 75 m d'Alain Colas, qui aurait normalement du gagner si le bateau avait été mieux préparé (livré en retard) et Alain Colas moins handicappé par son pied (pratiquement arraché quelques semaines avant le départ par la chaîne d'ancre lors d'un mouillage en urgence sur Manuvéra.)
Avec son bateau suivant, le sponsoring le force finalement à abandonner le nom "Pen Duick" et c'est le trimaran à foils (encore une innovation révolutionnaire) "Paul Ricard".
Eric Tabarly disparait en tombant par dessus bord au cours d'une manoeuvre sur son Pen Duick I le 13 juin 1998. La sécurité "passive" est le seul domaine dans lequel il ne faut pas essayer de l'imiter : il ne portait ni harnais de sécurité ni gilet de sauvetage... |
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Tableau (Tableau Arrière) |
Partie qui ferme l'arrière de la coque et peut être plus ou moins inclinée vers l'arrière. Sur les bateaux "modernes" le tableau est dit inversé car il est incliné vers l'avant. La lisse du dessus du tableau est appelée "couronnement". |
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Talon, Achille |
Achille Talon est une série de bande dessinée, au personnage éponyme, créée par Greg en 1963 pour le magazine Pilote (dont René Goscinny fut rédacteur en chef de 1963 à 1974) , et éditée par le groupe Dargaud. Sur les couvertures des albums, le prénom est orthographié Ach!lle. Le nom de personnage vient de l'expression "talon d'Achille".
À un dessin classique, cette bande dessinée allie des dialogues recherchés et subtils, ne reculant pas devant les néologismes, les jeux de mots, les allusions littéraires et les tirades alambiquées.
Achille Talon apparait pour la première fois le 7 novembre 1963 dans le numéro 211 du journal Pilote. Pour l'occasion, René Goscinny consacra l'édito du journal à la description du nouveau personnage :
« Achille Talon, cerveau-choc, est un homme plein de bonne volonté, et doué d'un savoir puisé dans une encyclopédie… à laquelle il manquait pas mal de pages. Achille Talon n'en a cure ; sûr de lui, il n'hésite jamais à se jeter à corps perdu dans les situations les plus difficiles, avec une remarquable inefficacité. »
Jusqu'en 1975, il s'agit de gags sur une ou deux pages, et par la suite Achille Talon vit également des aventures plus longues publiées en albums où il se transforme, presque malgré lui, en redresseur de torts. Ce choix permit à Greg d'étoffer ses intrigues et de se moquer des malheurs du monde (l'intolérance et le fanatisme dans Le Roi des Zôtres, la bêtise et la pollution dans L'Arme du Crocodile ou encore le racisme et le militarisme dans Le Grain de la folie par exemple).
Talon se plaint sans arrêt de son voisin Hilarion Lefuneste. Tous deux se battent régulièrement, par les mots puis par les poings.
Merci Wikipedia. |
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Talonner |
Toucher du talon de la quille : en principe on n'est pas encore échoué définitivement et on peut encore se dégager si les conditions le permettent. Notre photo illustre le cas contraire... avec la prochaine marée haute et un remorqueur peut-être ! |
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Tangage |
Mouvement longitudinal du navire causé par les vagues. Si le mouvement est latéral, il s'agit de roulis. |
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Tangon |
Un tangon est un espar horizontal placé en dehors du bateau, perpendiculairement à la coque, et servant soit à amarrer les embarcations, soit à traîner des lignes de pêche, soit à établir une voile (c'est cette utilisation qui nous occupe ici.) Le tangon est en général utilisé avec le spinnaker, tenu horizontalement par un hale-haut et un hale-bas, relié au spi par le bras, opposé à la bôme au portant.
Sur notre image, l'équipier a les yeux fixés sur le guindant du spinnaker, qu'il règle en direct grâce à l'écoute qu'il tient à la main. On voit que le tangon est fixé sur l'avant du mât (ferrure réglable en hauteur sur un rail, que l'on ne voit pas) et qu'il est tenu dans le plan vertical par 2 pattes d'oie (on distingue nettement celle du bas munie d'une poulie.) |
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Tape-cul |
Petit mât situé à l'arrière du bateau, et qui transforme un gréement de sloop ou de cotre en yawl. Désigne également la voile portée par ce mât. Quasi-synonyme d'artimon. En effet on trouvera un mât d'artimon sur un trois mâts barque, qu'on ne pourra pas appeler tape-cul, alors que sur un yawl, on pourra !
Sur notre image, le tape-cul de ce thonnier-dundee est bordé sur une longue queue de malet.
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Taquet |
Pièce munie de cornes ou d'oreilles servant à tourner les manoeuvres.
En argot, signifie coup de poing.
Etre au taquet : être à fond, par référence au taquet de menuiserie, qui sert à caler ou fixer les éléments d'un meuble. |
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Tenon |
Extrémité rétrécie d'une prièce s'encastrant dans la "mortaise" d'une autre pièce. |
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Têtière |
Coin supérieur d'une voile, sur lequel on frappe la drisse. Sur une voile carrée, la têtière est la ralingue du haut, situé le long de la vergue qui sert à l'établir.
Sur notre image, la têtière d'une grand-voile marconi. |
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Tiers (Voile au Tiers) |
Voile aurique, gréée par son bord supérieur sur une vergue. La vergue est hissée le long du mât au niveau du tiers avant de sa longueur (d'ou son nom). En général, la vergue est accrochée sur un rocambeau qui permet de la contrôler (un peu) lors de l'envoi et de l'affalage.
Sur notre image, la voile au tiers de ce canoë est équipée de 2 lattes forcées (quoiqu'en principe, les lattes forcées ne se trouvent que sur les voiles marconi) qui font partie d'un système de prise de ris automatique. |
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Tirant d'air |
Le tirant d'air est la hauteur nécessaire à un bateau pour passer sous un obstacle. Notre diaporama ci-dessous vous donne une petite illustration américaine, après de (très) fortes pluies, donc un fort courant sur la rivière et un pont ouvrant qui n'a pas le temps de s'ouvrir...
Voir le diaporama. |
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Tirant d'eau |
Le tirant d'eau est la hauteur d'eau nécessaire à un navire pour flotter librement.
Selon le génial et trop tôt disparu René Goscinny (Lucky Luke, En remontant le Mississipi), les vapeurs à roue (paddle wheelers) du Mississipi avaient si peu de tirant d'eau qu'ils pouvaient flotter sur une prairie humide... (Café boss ?) |
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Toit, Barres de |
Un prétexte pour montrer l'image ci-contre... |
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Tolet |
Grosse cheville fichée dans le plat-bord servant à maintenir l'aviron pendant que l'on rame, et à transmettre l'effort de propulsion à la coque. Le tolet peut être solitaire (dans ce cas il est muni d'un erseau, anneau de cordage qui retient l'aviron dans le mouvement de retour) ou en paire, un de chaque coté de l'aviron. Remplacé très largement par la dame de nage depuis le 19e siècle. |
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Tonture |
Courbure longitudinale du pont. La tonture permet de combiner une étrave haute et bien défendue avec une coque élégante et au franc-bord suffisamment bas pour les activités de pêche, par exemple.
Sur notre image, on voit bien la forte tonture du pont de Bluenose, l'une des dernières goëlettes de pêche nord-américaines (canadienne en l'espèce.) |
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Tout dessus |
Quand on est tout dessus, c'est qu'on a envoyé toute la toile que le gréement peut porter, en fonction de l'allure.
Sur notre image, Maltese Falcon tout dessus. Ce méga-yacht récent remet au goût du jour le gréement à phare carré, avec des solutions technologiques de pointe. Les 3 mâts profilés sont non haubanés et tournent pour orienter les vergues qui sont fixes sur les mâts et courbées selon un rayon de 12° pour optimiser l'aérodynamisme de chacun des phares. Les voiles se ferlent par enroulement vertical à l'intérieur des mâts. Elles sont établies sur les rails qui tiennent aussi bien le bord bas que le haut de la voile. Toutes les opérations et réglages de voilures sont commandés électriquement ou par hydraulique avec pilotage par informatique. |
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Traîne |
La pêche à la traîne a l'avantage de nous permettre de faire de la voile tout en satisfaisant l'instinct immémorial du chasseur-pêcheur enfoui (profondément ?) en chacun de nous.
De plus, on n'y attrape en principe pas grand-chose dans nos eaux côtières, sauf si on passe par mégarde sur un banc de maquereaux. C'est un poisson simple à vider et dresser, et surtout délicieux grillé ou fumé car sa chair ferme et grasse s'y prête très volontiers (enfin, façon de parler, car on ne lui demande pas trop son avis !) |
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Transfilage |
Le transfilage permet de rendre une voile solidaire d'un espar : vergue, bôme ou mât. |
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Trapèze |
Elément du gréement qui permet de suspendre le corps entièrement à l'extérieur du bateau afin d'exercer un rappel plus efficace.
Sur notre image, tout l'équipage de ce 18 pieds est au trapèze. |
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Travers |
Le travers est l'allure synonyme du largue : à 90° du vent. Le travers va du près bon plein, au grand largue, qui entame les allures portantes.
Travers est également un indicateur de direction et de position : on se trouve travers à un amer, par exemple, quand il se trouve à 90° de l'axe du bateau. |
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Tribord |
Tribord est le côté droit d'un navire, lorsqu'on est placé dans son axe et qu'on regarde vers l'avant. Bâbord est l'autre bord.
Les expressions « à tribord toute », « à bâbord toute » ne sont pas utilisées dans la marine. Pour le timonier, qui se tient à la barre face à l'avant, on doit utiliser les mots "Droite" et "Gauche" « à droite toute », ou « à droite 5 » (pour dire toute à droite ou 5 degrés à droite). Sur les voiliers les ordres à la barre étaient donnés au vent ou sous le vent.
Un moyen mnémotechnique pour s'en souvenir est d'imaginer lire le mot « batterie » à l'avant d'un navire : «ba» à gauche du mot comme bâbord et «tterie» à droite du mot comme tribord.
Quant à l'origine des mots « tribord » et « bâbord », ils viennent du néerlandais « stierboord » et « bakboord », où « stier » signifie « barrer », « bak » signifie le dos et « boord » signifie le bord. En effet, l'aviron qui servait à gouverner, avant qu'il ne soit remplacé par le gouvernail d'étambot, se situait à tribord; le barreur, le plus souvent droitier, faisant face à l'avant, pouvait manœuvrer le bateau de la main droite (mais par gros temps, selon la taille du navire, il ne devait pas avoir trop de ses deux bras). Il tournait alors le dos à l'autre bord, qu'on a appelé « bakboord ». |
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Trinquette |
La trinquette est la voile d'avant située juste devant le mât, lorsqu'il y a plusieurs voiles d'avant. Elle est précédée du foc.
Sur notre image, la trinquette est la seconde voile en partant de la gauche. |
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