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Pourquoi le contreplaqué/époxy ? |
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| La construction à clin | Le "coble" | Pourquoi ramer à l'avant ? | ||||||||||||||
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De tous temps, les bateaux ont été construits en bois, car le bois était le matériau le mieux adapté à cette application. Aujourd’hui, le contreplaqué est supérieur au « bois naturel » pour la construction des petits bateaux car il est dimensionnellement stable, facile à mettre en œuvre et peu sensible aux agressions du milieu marin. Il permet de produire des bateaux mécaniquement supérieurs (plus légers à solidité égale) aux bateaux en « plastique », sauf si ceux-ci utilisent des matériaux chers et délicats à mettre en œuvre (fibre de carbone ou aramide, par exemple.) Les résines époxy permettent de réaliser des collages très résistants, limitant très largement la nécessité des fixations mécaniques (vis et pointes), et le "glaçage" ou imprégnation à l'époxy, 100% étanche, protège le contreplaqué en créant une barrière contre l’humidité. L’époxy se prête très bien à la stratification de fibre de verre sur le contreplaqué, ce qui permet de "blinder" les surfaces très exposées. Le seul point où les résines époxy sont encore faibles est la protection contre les UV, c’est pourquoi il faut encore ajouter un revêtement de peinture ou de vernis contenant des pigments anti-UV. On utilise les résines époxy en construction navale depuis le début des années 1970, et on trouve encore (aux Etats-Unis) des coques de cette époque en bon état (au moins en ce qui concerne les collages.) Le contreplaqué n’est pas une invention récente : les plus anciens exemples nous viennent de l’Egypte ancienne, vers 3500 avant notre ère. On a retrouvé dans des tombes égyptiennes des articles fabriqués de fines planches collés entre elles à 90 degrés. Il semble que cette pratique visait à suppléer au manque de planches de qualité suffisante (déjà !) L’effet recherché était essentiellement visuel : de fines couches de bois de haute qualité étaient collées sur des couches plus épaisses de bois de moindre qualité pour des raisons esthétiques, avec des avantages structurels « incidentaux ». Le contreplaqué moderne, dont les plis sont fait de bois déroulé, est du à l’invention par Immanuel Nobel (1801-1872, et père d’Alfred Nobel, inventeur de la dynamite) de la machine à dérouler les grumes. On a commencé à produire du contreplaqué à grande échelle aux USA au milieu du 19e siècle. Hormis les insectes, les 2 ennemis du bois (et du contreplaqué) sont l’eau et le soleil (ça tombe mal… nous on aime bien utiliser un bateau avec ces 2 ingrédients !)Pourquoi l’eau est-elle l’ennemie du bois ? En second lieu, les champignons responsables de la pourriture du bois ne peuvent se multiplier que si le degré d’humidité du bois dépasse 25-30% (le bois « sec » est autour de 10%, le bois vivant de 50 à 100%) Ces champignons ont aussi besoin de chaleur et de bois « comestible ». En dernier lieu, le bois mouillé perd ses propriétés mécaniques car la lignine perd ses qualités adhésives si elle contient trop d’eau. Pour éviter le retour de l’eau dans le bois de construction navale, on le peint, on le vernit et maintenant on « l’encapsule » dans une résine synthétique étanche, époxy par exemple. Quant au soleil, le problème vient surtout des UV, comme pour notre peau : les UV attaquent la lignine, la colle qui tients les fibres du bois entre elles. Quand la lignine se dégrade, le bois se décompose peu à peu. Une peinture opaque est donc la meilleure protection du bois, car elle arrête les UV en même temps que la partie visible du rayonnement solaire. Mais il est dommage de cacher le bois sous la peinture, car c'est un matériau si beau ! Heureusement, les vernis actuels contiennent tous des filtres anti-UV, mais leur protection reste moindre que celle d ’une peinture opaque car cette protection est obtenue en intégrant des pigments au vernis. Il doit y avoir suffisamment peu de pigments pour ne pas masquer le bois, mais suffisamment pour arrêter au moins une partie des UV. C'est pourquoi on peut se contenter de 2 à 3 couches de peinture alors qu'on doit passer 4 à 8 couches de vernis pour obtenir la même protection. Les UV attaquent aussi les peintures et vernis qui servent à protéger le bois. On a vu plus haut que l’époxy protège parfaitement le bois de l’humidité, mais elle ne contient pas de protection anti-UV et est elle-même sensible aux UV (elle blanchit progressivement et devient opaque) et il faut donc peindre ou vernir par-dessus l’époxy.) Dernier point, l’exposition au soleil provoque d’énormes écarts de température, surtout si la peinture est sombre. Le bois est sensible à l’expansion thermique comme tout autre matériau, et ces cycles font « travailler » et usent prématurément votre bateau. Une peinture claire limitera les effets de la température (et en plus c’est souvent plus joli sur une coque à clins.) En résumé, le contreplaqué est le matériau idéal pour construire des bateaux, le plus léger, le plus rigide et le plus facile à mettre en œuvre et réparer, mais il faut le protéger en entretenant la couche de peinture ou de vernis qui elle-même protège la couche d’époxy qui le renforce et l'isole de l'humidité. Un bateau inutilisé pour une longue durée doit être rentré dans un bâtiment ou à défaut être couvert à l’aide d’un taud ou d’une bâche. Comme tout, votre bateau demande un minimum d'attention pour vous rester longtemps fidèle... Voir la suite : La construction "cousu-collé", Quelques idées de base sur l'époxy et |
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