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Se dit Sierra. Signifie : mes machines sont en arrière. |
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Sabot |
Un sabot de dame de nage est la pièce qui sert à surélever la douille de dame de nage afin de donner un meilleur angle de nage à l'aviron, et d'éviter les frictions sur le plat-bord. |
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Safran |
Le safran est la partie immergée du gouvernail. Sur notre photo, le safran est relevable pour permettre à ce dériveur d'accoster, voire de gouverner dans très peu d'eau. |
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Saisir |
Fixer quelquer chose. Quasi-synonyme de frapper, d'amarrer.
Sur notre image, ce malheureux cochon a certainement commis un grave crime pour se voir ainsi saisir par la police... |
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Sancir |
Un bateau sancit quand il "plante" à pleine vitesse son étrave dans une vague et tente une immersion périscopique, sous l'effet de plusieurs facteurs : avant insuffisamment portant, centre de poussée du gréement trop élevé, et ... pas de chance !
Ci-contre la photo de Silk II prise par Beken : être au bon endroit au bon moment pour faire LA photo (et avoir des réflexes et du matériel en état de fonctionner.... c'est un métier !) |
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Sapelli |
Arbre d'Afrique de la famille des Meliaceae. Densité 0.69, assez dur, très bonne résistance à l'humidité. Couleur : brun, rouge à brun violet. Superbe déroulé en contreplaqué grâce à la richesse de sa texture.
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Scarf |
Le scarf est un joint en biseau dans le plan longitudinal ou latéral dont le but est d'obtenir une pièce de grande longueur à partir de plusieurs pièces plus petites. Ce mot anglo-saxon se traduit en français par "écart". Notez la proximité phonétique comme on en remarque souvent dans le vocabulaire de marine. Autres exemples : boom pour bôme, cutter pour cotre, sloop pour sloup (ah, ah !) mast pour mât, mizzen pour misaine, stay pour étai, spar pour espar...
Sur nos images, 2 feuilles de CP marine sont assemblées bout à bout par un scarf pour construire un canoë.
Première phase : taille du biseau (minimum 8 pour 1, maximum 12 pour 1, c'est à dire que la longueur du biseau fait 8 à 12 fois l'épaisseur.) Par expérimentation, on se rend compte que le joint est plus faible hors de ces limites. En dessous, c'est évident car il n'y pas assez de surface de contact pour le collage, mais au dessus, cela l'est moins : c'est en fait le contreplaqué qui devient plus faible que le joint de colle et qui se délamine. Les 2 cotés du scarf sont taillés en même temps, superposés et inversés. La coupe est faite à la scie, au rabot, ou à la ponceuse. Les plis de CP donnent un bon guide de coupe grâce au différences de teinte du bois et aux lignes de colle.
Seconde phase en bas, les 2 pièces sont remises en position normale, des films plastique sont préparés, il n'y a plus qu'à tartiner la colle, superposer les joints, poser le film plastique au-dessu et clouer ou visser à travers le tasseaux pour établir une bonne pression de collage pendant le temps requis.
Dans certains kits de kayaks, on utilise des joints-puzzle pour remplacer les scarfs. |
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Sec (à Sec de Toile) |
A sec signifie échoué.
Un voilier est à sec de toile quand il est sans aucune voile, se dit en général du bateau en fuite devant le mauvais temps.
Cul sec : rien à voir. |
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Serre |
Elément longitudinal de charpente fixé sur la face intérieure des membrures et servant de renfort. On distingue la serre bauquière, supportant le pont, la serre de bouchain, fixée dans le rayon du bouchain.
Sur notre image, la serre supporte (partiellement) les bancs. |
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Serrer |
Deux significations : serrer la côte signifie passer le plus près possible. Serrer une voile signifie la ferler après l'avoir afallée. |
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Sharpie |
Le sharpie est un type de voilier de travail long et étroit à tirant d'eau et franc-bord extrêmement réduit et équipé d'une grande dérive. On suppose que le sharpie est originaire des environs de New Haven, dans le Connecticut, où il était utilisé pour le "ratissage" des bancs d'huitres sauvages (oyster tonging : les huitres sont saisies et ramenées à bors à l'aide d'une pince à longs manches). Le modèle de sharpie le plus courant faisait 8 m de long par 2 m de large, gréé en cat ketch (ketch dont les mâts ne sont pas haubannés) avec 3 emplantures : la première dans l'étrave, la seconde à mi-longueur et la troisième entre les 2. Par petit temps, les 2 mâts étaient gréés (le plus grand dans l'étrave et le petit à mi-longueur), mais par bonne brise, un seul mât était gréé en position intermédiaire. Les voiles bermudiennes sont tenues en bas par des bômes-livardes, parfois agrémentées d'un petit espar vertical au point d'écoute, tout simplement appelé "club" (bâton) permettant d'augmenter la surface de voilure. Ce dernier dispositif était peu répandu sur les sharpies de travail, mais plutôt réservé aux gréements de régate. Les voiles s'arisaient verticalement : les bandes de ris sont parallèles au mât. L'étrave est verticale, avec le brion affleurant la surface, un arrière souvent arrondi, et un gouvernail peu profond, très long et compensé, qui pouvait descendre ou remonter d'une vingtaine de cm dans son tube de jaumière pour plus d'efficacité quand le fond le permet.
Le sharpie s'est répandu à partir de New Haven dans tous les endroits où la faiblesse des fonds interdisait l'usage de bateaux à tirant d'eau "normal", notamment la baie de Chesapeake et les côtes de Caroline du Nord et du Sud, ainsi que la Floride. Tout en conservant les caractéristiques de coque (longue, étroite, très plate), des sharpies plus grands furent construits pour d'autres pêches et des activités de cabotage, jusqu'à une bonne vingtaine de mètres, et souvent gréés en goëlette.
Une grande partie du succès du sharpie est due à la rusticité de sa construction : par exemple son fond plat était bordé en travers, et ses murailles basses et évasées n'étaient constituées que de 2 ou 3 bordés. Il était équipé d'un pontage avant et arrière, reliés par des passavants, sur lesquels se tenaient les "ratisseurs" d'huitres alors que le bateau "peignait" les bancs en dérive dans quelques dizaines de cm d'eau.
Paradoxalement, le plus célèbre des sharpies n'en est pas vraiment un : il s'agit d'Egret, dessiné par le Commodore Ralph Munroe en 1886. Egret est un hybride de sharpie et de doris, dont il a la coque plus profonde et les flancs plus ouverts. Egret est resté dans les annales pour l'excellence de sa tenue à la mer.
Howard I. Chapelle s'était fait l'avocat de l'adaptation à la plaisance des types anciens de bateaux de travail, et il dessina notamment un grand nombre de sharpies, de même que Phil Bolger.
Par extension, l'appellation "sharpie" désigne aujourd'hui n'importe quelle coque plate et étroite. |
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| Ci-dessus, croquis d'un sharpie par Chapelle |
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| Couverture du livre "The sharpie book", par Reuel B. Parker. Le barreur est debout à l'arrière, dans l'ombre de l'artimon, et le bateau n'est pas tout à fait dans ses lignes. |
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Sillage |
Le sillage est la zone de turbulence située sur l'arrière d'un corps solide et causée par le flot d'un fluide autour de ce solide. L'angle du sillage d'un navire à déplacement avançant à vitesse constante est toujours le même : approximativement 39 degrés, quelle que soit sa vitesse.
Au planing, le bateau n'avance plus dans l'eau mais (partiellement) sur l'eau et l'angle de son sillage est beaucoup plus fermé, car il va plus vite que le système de vagues qu'il crée. |
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Sit-on-top |
Littéralement : assis-dessus. Type de kayak dont la coque est totalement fermée et sur lequel le passager s'assoit. De forme compacte et moulé en "plastique", il est léger, maniable (avec une pagaie double) et difficile à endommager sérieusement. C'est donc l'engin idéal pour faire du rase-caillou et découvrir le littoral très intimement. Seuls risques : le coup de soleil et la ch.... de mouette ! |
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Skeg |
Extension sous la quille d'un bateau sur l'arrière. Sa fonction est de donner de la stabilité directionnelle à la coque. Synonyme d'aileron. Origine en norvégien ancien : signifie barbe...
Sur mon "Arwen", j'installe des skegs jumeaux. |
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Skiff |
Le mot anglo-saxon skiff est un terme générique qui désigne plusieurs types d'embarcations légères non pontées. Son étymologie est héritée du français "esquif", qui vient lui-même de l'italien "schifo", qui signifie petite embarcation et viendrait lui même de la racine germanique "schif" (navire) !
Pour les américains, les skiffs ont tous plusieurs points communs : font plat, étrave pointue, et un arrière à tableau. Il sont faciles à construire et économiques du fait de ces traits. Ils étaient essentiellement utilisés pour la pêche côtière et propulsés à l'aviron ou avec de petits gréements simples. Quand un skiff dépasse une certaine taille, on parle plutôt de sharpie (en schématisant à l'extrême.) Les skiffs actuels sont dessinés pour des moteurs hors-bord de faible puissance, et présentent toujours les caractéristiques d'origine (fond plat, étrave pointue et arrière à tableau.)
Pour les anglais, autant que je comprenne, skiff est synonyme de "dinghy", avec une petite nuance de taille : un dinghy peut être plus grand qu'un skiff ??? Aujourd'hui, le terme skiff a un second emploi plus spécifique en anglais : il désigne l'ensemble des dériveurs de sport à fond plat comme les 18 pieds australiens ou le 49er. En français, le skiff désigne une coque d'aviron de compétition ("canot très long, plat et effilé, à un seul rameur".) Ce que les anglais appellent "shell" : allez vous y retrouver...
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Sur l'image ci-contre, "une" autre skiff : l'Hispano Suiza 1922 Skiff Torpedo Coupe |
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| Dessin publié dans "Forest and Stream" en Novembre 1890 |
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| 18 pieds australien |
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| "Skiff" d'aviron |
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Sloop ou sloup |
Sloop en anglais, sloup en français, vient du néerlandais "sloep" (qui se prononce sloup.) Type de gréement à un seul mât, au gréement similaire au cotre, sauf que son mât est plus en avant que celui du cotre. De ce fait, le triangle avant d'un sloup est plus petit que celui d'un cotre.
A part ça la distinction est subtile. Selon certaines sources, la distinction est liée au capelage de l'étai : sur le sloup, l'étai est capelé au bout du bout-dehors, alors que sur le cotre, l'étai est capelé sur l'étrave et le bout-dehors peut être rétracté ou levé au mouillage ou dans les ports encombrés. Et sur les gréements sans bout-dehors ? |
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Sole |
En construction navale, la sole est le bordé central de fond de la coque.
La sole est un poisson plat de la famille des soléidés (Soleidae). La plus répandue est la sole commune (Solea solea), que l'on trouve dans les eaux côtières de toute l'Europe. Elle se reproduit en Mer du Nord d'avril à août. Caractérisée par une dissymétrie par applatissement latéral, la sole se confond avec le sol et se déplaçant en ondulant. La sole se nourrit de vers, de mollusques et de petits poissons. Sa taille se situe entre 20 et 35 cm, elle peut adapter sa couleur à celle du fond (de façon permanente, rien à voir avec le caméléon.)
La sole se pêche au chalut et au trémail, et est très appréciée des cuisiniers pour sa chair fine et ferme. |
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Spinnaker |
Un spinnaker ou spi est une voile d'avant légère et très creuse hissée aux allures portantes. Son nom viendrait des commentaires suscités lors de son invention. Sceptiques quant à sa stabilité, les spectateurs auraient déclaré « It is going to make her spin » (cela va faire chavirer le bateau), d'où l'appellation spinmaker, puis spinnaker. Merci Wikipedia mais cette étymologie parait un peu tirée par les cheveux ! Une autre source le dit issu du verbe "spin" : littéralement "tourner", mais peut signifier "aller vite" ou encore d'une dégradation du nom du premier bateau à l'avoir notablement utilisé, le "Sphinx" en 1866.
On n'utilise plus guère de spinnaker classique, symétrique, au profit du spinnaker asymétrique, ou asymétrique tout court. C'est un croisement entre un spi et un génois, beaucoup plus facile qu'un spi car il s'amure sur l'étrave ou sur un bout-dehors. Il se contrôle plus facilement et on n'a plus à manoeuvrer le tangon.
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Stable |
Selon le dictionnaire : Qui est dans un état, une situation ferme ou durable.
En parlant d'un navire : Qui a la propriété de résister aux forces qui tendent à l'incliner transversalement. Un bateau qui n'est pas stable est volage (Merrien 1958, s.v. stabilité).
Pour les petits bateaux, la définition de la chimie s'applique aussi : Qui est dans ou proche de son état d'équilibre et ne peut être le siège d'aucune réaction spontanée (d'apr. Duval 1959, s.v. stabilité). |
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Stick |
Le stick est plus noblement connu sous le nom d'extension de barre. Sa fonction essentielle est de permettre au barreur d'un dériveur de faire du rappel tout en barrant confortablement. Le stick est constitué d'une section de tube en alu ou composite, ou d'un bout de bois, et d'une articulation multidirectionnelle type cardan ou matière flexible. |
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Stratification |
Stratification décrit un processus d'accumulation de couches. En construction navale, la stratification est l'association d’une fibre et d’une résine afin de générer un complexe
appelé "matériau composite". Un composite est un matériau fabriqué à partir de plusieurs autres matériaux ayant des propriétés physiques ou chimiques significativement différentes et qui restent distincts à un niveau macroscopique dans la structure obtenue. Un excellent exemple de composite est le béton armé : les deux matériaux (béton et fer) compensent chacun les faiblesses de l'autre afin d'obtenir un composite beaucoup plus résistant que l'un ou l'autre seul.
Si l'on utilise couramment la fibre carbone ou aramide pour des stratifications à haute performance, la fibre la plus couramment utilisée en stratification est la fibre de verre, pour ses propriétés et son coût modéré. Elle est produite industriellement depuis 1938, suite à l'invention de Russel Games Slayter de la société Owens-Corning (qui est toujours le premier producteur de fibre de verre aujourd'hui.) Son premier usage était l'isolation thermique (laine de verre.) Les résines polymères et l'époxy en particulier sont résistantes en compression mais faibles en tension, alors que la fibre de verre a les propriétés inverses. La combinaison des deux par stratification donne un matériau dont les performances sont bonnes en compression et en tension.
Associée à la construction bois, la stratification à la résine époxy permet de renforcer le bordé bois sans augmenter notablement son épaisseur et son poids, et de contrôler l'uniformité de la couche d'époxy. L'intéret de la stratification du bois est de "blinder" sa surface en augmentant très fortement sa résistance à l'abrasion et aux chocs.
Dernier point, on préfère l'époxy au polyester pour les stratifications bois car l'époxy adhère bien mieux et ses propriétés mécaniques et son étanchéité sont bien supérieures. Sa seule faiblesse est sa vulnérabilité aux rayons ultra-violets. On devra donc vernir ou peindre les stratifications époxy.
En archéologie, la stratification est l'accumulation des strates (couches) constituées par les débris laissés par les occupants successifs d'un lieu (exemple les 7 strates de la ville de Troie.) En géologie, la stratification désigne l'accumulation des couches sédimentaires ou volcaniques.
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Strip-planking |
Mode de construction dans lequel le bordé est constitué de petites lattes collées entre elles sur champ. Ces champs sont souvent taillés en arc de cercle, mâle d'un côté et femelle de l'autre (on dit "bouvetés") afin qu'elles s'imbriquent les unes dans les autres pour former une "peau" la plus lisse possible. Après ponçage de cette peau, elle est stratifiée verre/époxy sur chaque face.
Article à finaliser |
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Superstructure |
La superstructure est une structure projetée au dessus du pont d'un navire. En principe, une superstructure occupe toute la largeur du navire, comme un château. Sinon on devrait parler de rouf ou de descente, par exemple. |
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