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D

  D Se dit Delta. Signifie : restez à l'écart, je manoeuvre avec difficulté. D  
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  Dame de nage

Echancrure dans le carreau d'un canot ou fourche métallique placée dans son plat-bord servant de support à l'aviron utilisé pour ramer ou godiller.

Sur notre image, une dame de nage en laiton.

Dame de nage  
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  Darwin, Charles

Charles Robert Darwin (12 février 1809 — 19 avril 1882) est un naturaliste anglais dont les travaux et les théories sur l'évolution des espèces vivantes ont profondément révolutionné la biologie. Après avoir acquis la célébrité parmi les scientifiques pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a émis l'hypothèse que toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un ancêtre commun ou d'un petit nombre d'ancêtres communs, grâce au processus de sélection naturelle. Il a vu de son vivant la théorie de l'évolution acceptée par la communauté scientifique et le grand public, alors que sa théorie sur la sélection naturelle a dû attendre les années 1930 pour être généralement considérée comme l'explication essentielle du processus d'évolution. Au XXIe siècle, elle constitue la base de la théorie moderne de l'évolution. Sous une forme modifiée, la découverte scientifique de Darwin reste le fondement de la biologie, car elle explique de façon logique et unifiée la diversité de la vie.

L'intérêt de Darwin pour l'histoire naturelle lui vint alors qu'il avait commencé d'étudier la médecine à l'université d'Édimbourg, puis la théologie à Cambridge. Son voyage de cinq ans à bord du Beagle l'établit dans un premier temps comme un géologue dont les observations et les théories soutenaient les théories actualistes de Charles Lyell, et la publication de son journal de voyage le rendit célèbre comme auteur populaire. Intrigué par la distribution géographique de la faune sauvage et des fossiles qu'il avait recueillis au cours de son voyage, il étudia la transformation des espèces et en conçut sa théorie sur la sélection naturelle en 1838. Ayant constaté que d'autres avaient été attaqués comme hérétiques pour des idées analogues, il ne se confia qu'à ses amis les plus intimes et continua à développer ses recherches pour imaginer et prévenir les objections. En 1858, Alfred Russel Wallace lui fit parvenir un essai qui décrivait une théorie semblable, ce qui les amena à faire connaître leurs théories dans une présentation commune.

Son livre de 1859, L'Origine des espèces, fit de l'évolution à partir d'une ascendance commune l'explication scientifique dominante de la diversification dans la nature.

En reconnaissance de son génie, il fut enterré dans l'abbaye de Westminster, près de John Herschel et d'Isaac Newton

Merci Wikipedia

Darwin

 
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  Dauphin Pièce de bois courbe renforçant la guibre, de part et d'autre. Dauphin  
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  Défense Objet suspendu contre la muraille pour éviter sa détérioration par contact contre un quai ou un autre navire. ça le fait, mais ça salit !  
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  Déhaler Déplacer (sur une courte distance) un navire au moyen de ses amarres ou d'une remorque.    
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  Déjauger

Se dit du bateau qui, sous l'effet de la vitesse, soulève une partie de sa carène hors de l'eau. Déjauger c'est "sortir du trou", c'est à dire que ce n'est plus la poussée d'Archimède qui supporte le bateau, mais la surface de l'eau sur laquelle il surfe, ou plane.

La phase de déjaugeage requiert beaucoup de puissance, car la carène se cabre afin de monter par dessus sa vague d'étrave. Mais une fois le bateau installé au planing, la puissance requise est très diminuée pour maintenir l'allure du fait de la réduction de résistance. En effet la surface de friction (surface mouillée) est alors réduite au "patin" que forme le fond du bateau.

Le planing permet de s'affranchir de la limitation de vitesse de la carène (vitesse critique) liée à sa longueur de flottaison. Une carène ne pourra déjauger que si le rapport poids/puissance le permet (pour un voilier, il devra être très toilé et très léger) et si la carène est suffisamment plane et porteuse sur l'arrière.

Déjaugeage  
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  Délaminer

On parle de délaminage quand les plis (ou couches) d'une structure à plis multiples (par exemple du contreplaqué) se désolidarisent les uns des autres : ils se décollent ou ils s'arrachent.

Sur notre image: le délaminage peut être une technique pour déguster ce mille-feuilles.

 

Mille feuilles  
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  Démâter

Démonter ou abattre le mât, soit volontairement soit accidentellement.

Notre image : Wild Oats XI dématé pendant la Maxi Yacht Rolex Cup 2007 : 45 m de carbone fichus. Dites un prix...

 

Wild Oats XI dématé pendant la Maxi Yacht Rolex Cup 2007  
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  Déplacement

Le déplacement est le poids de la quantité d'eau déplacée par le navire quand il flotte, en vertu du Principe d'Archimède. Le déplacement est donc le poids total du navire. Le volume d'eau déplacé correspond au volume de la carène, partie immergée du navire. On parle de carènes à déplacement par opposition aux carènes planantes, qui sont suffisamment plates pour déjauger (voir ci-dessus) et "planer" dans les bonnes conditions de poids et de puissance.

Sur notre image, le sillage de ce "trawler cruiser" à carène à déplacement montre qu'il est très près de sa vitesse critique (voir Déjauger, Planer.)

Déplacement  
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  Déraper Décrocher l'ancre du fond, en continuant de la hisser alors qu'elle est à pic. Ancre  
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  Dérive

La dérive est la déviation de la route d'un voilier causée par la pression latérale du vent dans les voiles. A toutes les allures autres que le vent arrière, la route du voilier fait un angle par rapport au vent. Plus la route du voilier est proche de la direction d'où vient le vent, plus la dérive est importante. Le profil de la carène et de ses "appendices" éventuels forme le plan anti-dérive.

On parle généralement de quille pour désigner le plan anti-dérive car la quille est la partie de la structure longitudinale qui se trouve le plus bas dans la coque du bateau. Outre son rôle "d'épine dorsale" de la structure du bateau (en construction traditionnelle), la quille forme un plan dans l'axe du bateau. L'extension vers le bas de ce plan n'est justifiée que par sa fonction anti dérive, et pas par sa fonction structurelle.

Plus le plan anti-dérive est important, mieux il luttera contre la dérive. Mais plus il est important et plus il offrira de traînée sous forme de surface mouillée, et plus le tirant d'eau sera important, interdisant l'accès aux zones peu profondes et réduisant l'intérêt du bateau (le bateau doit pouvoir accéder à la côte pour embarquer et débarquer son équipage et/ou sa cargaison, au minimum).

On voit très bien l'intérêt de la dérive pour limiter le tirant d'eau du Beetle Cat ci-contre ; une fois celle-ci relevée, il flotte dans quelques centimètres d'eau...

Pour disposer d'un bon plan anti-dérive aux allures où celui-ci est nécessaire et ne pas être pénalisé par sa traînée et son tirant d'eau aux allures (portant) et aux moments (mouillage) où on n'en a plus besoin, on utilise un plan mobile que l'on peut considérer comme une quille rétractable, également appellée dérive.

La dérive se rétracte soit en pivotant sur un axe, soit en se relevant. Dans les deux cas, le logement de la dérive est appellé puits de dérive. Quand la dérive ne pivote pas, on parle de dérive "sabre", par double analogie : d'abord analogie de forme entre le sabre et la dérive, longue et relativement effilée, et analogie d'étui, entre le fourreau du sabre et le puits de dérive.

Sur la troisième image ci-contre, la dérive métallique de ce joli modèle de catboat se met en position de fonctionnement par gravité dès que le jouet est mis à l'eau.

La dérive peut également être externe, et dans ce cas on parle de dérive latérale et on en aura de préférence une sur chaque bord de la coque, que l'on utilisera du côté sous le vent du bateau (comme les bateaux hollandais, image ci-contre en bas : la dérive active est immergée à mi-longueur de la coque, on n'en voit que la partie haute avec son pivot.)

L'utilisation de dérives latérales est aussi ancienne que celle de la voile, et celle des dérives en puits daterait du 17e siècle.

 

Quille

Quille

Plan de dérive du Beetle Cat

Dérive

Dérive latérale sur une bateau traditionnel hollandais

 
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  Dériveur

Un dériveur est un voilier équipé d'une ou plusieurs dérives, par opposition à un quillard, équipé d'une quille. On désigne par "dériveur" l'ensemble des voiliers légers.

Sur notre image, un 18 pieds austalien nous montre un bout de sa dérive.

Dériveur  
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  Descente La descente donne accès à l'intérieur d'un (petit) bateau. Comme les superstructures sont assez limitées du fait de la taille, on entre rarement de niveau à l'intérieur d'un bateau, on doit descendre vers l'intérieur. Descente  
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  Déventer

Déventer une voile, c'est la brasser en ralingue (pour une voile carrée), ou choquer son écoute de façon à ce qu'elle fasseye.

Notre image ci-contre : vue de la ville de Deventer, sur la rivière Ijssel, aux Pays-Bas.

Le foc de Shamrock est déventé par Reliance (America's Cup 1903)

Le foc de Shamrock III est déventé par Reliance (America's Cup 1903)

Vue de la ville de Deventer, sur la rivière Ijssel, aux Pays-Bas  
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  Dévers

La théorie veut que le vent à la surface de l'eau soit ralenti à cause de la friction sur celle-ci. En conséquence, le haut de la voile reçoit un vent plus rapide (ou plus fort). Le résultat est que le vent apparent en tête de voile est plus adonnant que celui du bas de la voile car la composante "vent de face" ajoutée par le mouvement du bateau est moindre. (Je fais un dessin ou ça va jusque là ?)

La nécessité d'accepter un certain dévers est donc évidente. De plus, la voile, tenue en haut sur le mât ou la corne (ou la vergue) et en bas sur la bôme ou directement par l'écoute, tend à déverser naturellement car la chute entre ces deux points n'est pas tenue (sauf sur les jonques).

S'il n'y a pas assez de dévers, la chute est trop fermée et l'écoulement sur la voile est perturbé. S'il en a trop, la chute est trop ouverte et la voile perd sa puissance. Cela dit, on peut s'interoger quand on voit les voiles des Class America, qui sont parmi ce qu'il y a de plus "pointu" en matière de voiliers : presque pas de devers. Voir cette image de Prada et BMW-Oracle au près.

Voir également vent relatif , creux et portance.

Dévers  
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  Dévoyé

Se dit du couple qui n'est pas perpendiculaire au bordé. En construction traditionnelle, les membrures étaient perpendiculaires au bordé, et cet équerrage était surtout visible à l'avant, à cause du fort arrondi. Aujourd'hui les coques sont plus fines, donc les angles moins importants, et on a tendance à privilégier l'orthogonalité des membrures sur la quille, et donc à dévoyer aux extrémités.

Voir Equerrage et Couple.

Une vue de la construction du Götheborg  
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Diantre

Le dictionnaire nous que diantre est une forme euphémique de diable, substantif masculin rare.

Interjection : Diantre! [Pour appuyer vivement une déclaration, pour marquer la surprise, l'admiration, la perplexité ou l'irritation] Diantre! Il [Napoléon] n'était pas fait pour planter des choux (Balzac, Méd. camp., 1833, p. 120). Diantre! fit Blazius, voilà qui est étrange! (Gautier, Fracasse, 1863, p. 144).

Diantre  
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  Digital (Joint digital)

Le joint digital (joint avec des doigts, ne pas confondre avec numérique) est une nouveauté 2008 dans nos kits : il remplace le "scarf" traditionnel. Le scarf (en français : joint en écart) est un joint en biseau (8 à 12 pour 1) qui offre une grande surface de collage et ne modifie pas (trop) les propriétés de flexibilité et cintrage des parties collées. Son inconvénient est qu'il demande du soin dans l'alignement des pièces à coller, et qu'il faut bien contrôler le recouvrement des deux parties à coller lors de la mise en pression du collage.

Pour remédier à ces deux inconvénients tout en conservant les propriétés du scarf, CLC remplace progressivement tous les joints des bordés de ses bateaux d'aviron et de voile par des joints digitaux. En effet, nous nous heurtons à la longueur limitée des feuilles de contreplaqué (2.44 m en standard) et aux contraintes du transport des kits : la taille des cartons des kits est volontairement limitée à 2.49 m. Il est donc inévitable de trouver des joints dans les bordés, dès lors que la longueur du bateau fini dépasse 2.40 m.

Cliquez sur l'image ci-contre pour la voir en grand. Les parties à joindre sont découpées en "doigts" qui s'imbriquent les uns dans les autres. La précision de la découpe à commande numérique permet de réaliser des parties mâle-femelle strictement identiques. La surface de collage, sur la tranche du contreplaqué, est très allongée par rapport à une jonction rectiligne, ce qui assure la solidité du collage, et l'orientation en biais de l'emboitement des "doigts" permet de mieux contrôler la "rectitude" de l'emboitement. Il est presque impossible de louper l'alignement d'un tel joint. Un petit coup de ponçage de la surface du contreplaqué après durcissement de l'époxy, et hop ! Par contre, on peut contester l'aspect esthétique du joint digital sous le vernis d'un bateau d'allure classique... Heureusement, ce n'est pas trop visible.

Nos kits de kayaks utilisent un autre type de joint : le "joint puzzle" qui verrouille encore mieux les deux éléments à coller (mais serait encore plus contestable esthétiquement, sur un bateau "classique"). Dans tous les cas, le collage est réalisé à l'époxy chargée. Les joints puzzle sont renforcés par une stratification locale.

Joints digitaux

Les cinq bordés d'un Wherry d'Annapolis comportent chacun deux joints digitaux pour arriver à sa longueur de 5.41 m.

 
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  Dinghy

Mot d'origine indienne (dingi, emprunté par les anglais à la fin du 18e siècle) désignant des petits bateaux non pontés, propulsés à l'aviron, à la voile ou (aujourd'hui) avec un petit hors-bord. Les anglais continuent à l'utiliser pour désigner les dériveurs en général. En France, synonyme d'annexe (gonflable.)

Sur notre image, une régate des fameux "Dinghy Mirror" (en anglais Mirror dinghy, nommé d'après le journal "Daily Mirror"). Le "Mirror" est premier voilier officiellement construit avec la technique du cousu-collé, bien qu'utilisant de la résine polyester, bien moins adaptée à cette construction que l'époxy : le polyester adhère nettement moins bien au support (bois ou autre) et reste poreux.

 

Dinghy Mirror  
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  Dorade

La dorade est un poisson délicieux.

C'est aussi le nom d'un système d'aération pour les petits bateaux de plaisance, inventé par l'architecte américain Olin Stephens pour équiper le bateau du même nom, Dorade, dessiné en 1931. Dorade est resté célèbre pour ses manches à air, mais c'est aussi le bateau qui lança la carrière d'architecte naval d'Olin Stephens, car elle gagna toutes les courses dans lesquelles Olin et son frère Rod Stephens l'engagèrent.

La "Dorade box" ou boite à Dorade, puis dorade tout court, est un compartiment construit sur le pont ou la cabine d'un bateau, surmonté d'une manche à air, qui permet d'extraire l'eau d'un flux d'air, et donc d'aérer l'intérieur d'un bateau sans le tremper d'embruns ou de pluie. La boite comporte un compartiment "mouillé" à l'entrée, percé d'une évacuation au point bas, une cloison laissant passer l'air en haut, et un second compartiment "sec" avec l'issue vers l'intérieur du bateau. Cela ne marche que si le bateau est raisonnablement gité: à 180°, l'eau rentre avec l'air, mais c'est alors le cadet de nos soucis...

Dorade Dorade

Dans cette dorade, la manche à air injecte l'air dans la boite, l'eau peut s'évacuer sur le pont par les deux trous de gauche et le flux d'aération passe entre le "plafond" de la boite et le haut du tube, placé à l'autre bout de la boite et coupé en biais avec la partie haute coté "entrée".

Dorade royale
 
Dorade
   
Dorade
 
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  Doris

Un doris est un bateau léger, originaire de Nouvelle-Angleterre, de faible tirant d'eau, d'une longueur de 4.50 m à 6.50 m. Le doris est caractérisé par ses hauts bordés, son fond plat et ses extrémités fines. Il est facile à construire du fait de la simplicité de ses lignes. Le doris a été utilisé depuis des siècles pour la pêche tant côtière qu'en haute mer. Il subsiste localement comme bateau de travail, motorisé et agrandi.

On distingue le Doris de Cape Ann, le Doris de New Haven, le Doris de Swampscott et le Doris des Bancs (voir ci-dessous). C'est le mode de construction qui est le point commun de ces doris et les différencie d'autres types de petits bateaux : ils sont tous bordés à l'aide de planches de grande largeur. Plus généralement, le doris est défini comme suit :
- un fond plat bordé en long
- une forme de coque obtenue par le cintrage "naturel" du bordé (jamais étuvé)
- les bordés recouvrent la pièce d'étrave et une fausse étrave est rapportée par dessus
- un tableau arrière assez étroit.

Le fond plat ne l'est pas toujours dans les deux sens : il est toujours plat transversalement mais il est souvent cintré en longitudinal pour dégager le brion et le talon du tableau arrière. Celui-ci est toujours relativement étroit, souvent très incliné et il est pratiquement triangulaire, avec la pointe en bas. Malgré leur simplicité de lignes, les doris sont reconnus pour leur tenue de mer et leur aisance à l'aviron. Du fait de l'étroitesse de leur sole, ils n'ont guère de stabilité initiale (à l'arrêt). Leur section évasée fait que leurs coups de roulis ou de gîte sont rapidement amortis par l'augmentation de volume latéral. Cette forme évasée leur donne une grande capacité de charge pour leur taille et augmente leur stabilité avec la charge.

L'origine du doris est assez peu claire. Ce qui est sûr c'est que le type s'est largement répandu en Nouvelle-Angleterre au début du 18e siècle. Il semble que le doris soit le résultat du croisement entre le "French bateau", sorte de longue pirogue à fond plat du Saint-Laurent (développé par les immigrants français du Quebec) et le Wherry, petite embarcation à rame originaire de la Tamise, et dont le nom était devenu générique en Nouvelle Angleterre pour tous les petits canots d'aviron. On peut discuter cette origine car plusieurs types de petits bateaux à fond plat pré-existaient en Europe, depuis le Moyen-Age. Le doris le plus typique, celui des Bancs, n'est apparu qu'en 1830, avec le début de la pêche à la morue sur les Grands Bancs. Le doris servait à aller poser et relever les lignes de fond en rayonnant à partir du bateau-mère. Le doris était transporté en pontée, les bancs déposés et les coques empilées les unes dans les autres. Sa légèreté et sa rusticité permettaientt de le "gruter" aisément pour la mise à l'eau chaque jour, et le remonter à bord le soir. Voir à Bluenose et Blackburn plus de détails sur la pêche des Bancs.

Les bateaux désignés par le terme "doris" ont été produits sur toute la côte de Nouvelle Angleterre, depuis le nord de New-York jusqu'à Terre Neuve, avec la concentration la plus forte du nord de Boston au New-Hampshire.

Doris de Swampscott
Le plus ancien type de doris était utilisé pour la pêche côtière, lancé à partir de la plage. Le plus connu est originaire de la ville de Swampscott (au nord de Boston), et il a un fond plat et des bordés bien arrondis, construits à clin. Cette forme facilite son lancement dans les vagues et lui donne une bonne tenue de mer. Son arrière relevé avec le tableau étroit et très incliné lui permet de soulager dans une mer rattrapante.

Doris des Bancs
C'est le plus connu des doris, et celui qui a été produit en plus grand nombre, développé spécifiquement pour être embarqué sur de plus gros bateaux, mais plus tard utilisé également pour la pêche côtière. C'est le plus proche du "French bateau" avec son bordé droit et ses bancs amovibles (pour l'empiler en pontée sur les goélettes des Bancs). Cette simplification en fait un bateau un peu moins performant (en tenue de mer et rapidité à l'aviron) que le doris de Swampscott, à la forme un peu plus évoluée.

Doris de Cape Ann ou de Gloucester
Il s'agit en fait de doris des Bancs adaptés pour la voile avec un puits de dérive. A son apogée, Gloucester était le port d'attache de plus de 300 goélettes des Bancs et presque tous les autres centres nord-américains de production de doris étaient à proximité.

L'origine du nom "doris" (en anglais "dory") est encore plus floue dans la littérature que l'origine du bateau. Une théorie le fait provenir du poisson "John Dory" (en français, le Saint-Pierre) abondant dans les eaux de Nouvelle Ecosse, une autre le fait provenir du nom de la rivière Douro au Portugal, mais la dernière est la meilleure : il viendrait du prénom de l'épouse de son "inventeur"... hum.

L'origine du nom est à coup sûr dans la mythologie grecque : Doris est une océanide, fille d'Océan (l'un des Titans, fils d'Ouranos, le ciel, et de Gaïa, la terre) et de Téthys (la plus jeune des Titanides). En fait Doris est une fille incestueuse car sa mère a les même parents que son père ! Doris est l'épouse de Nérée, de qui elle eut cinquante filles (quelle santé ces anciens !), les fameuses Néréïdes. Celles-ci sont des nymphes marines qui forment le cortège de Poséidon. Elles sont représentées comme de belles jeunes filles à la chevelure entrelacée de perles. Elles chevauchent des dauphins ou des hippocampes. Quelquefois on les représente sous forme de sirènes. Certaines Néréides sont célèbres, telles Amphitrite, épouse de Poséidon, ou Thétis, mère d'Achille.

Le doris fut introduit (ou ré-introduit) en France avec la "Grande Pêche", quand les ports français de la Manche se sont mis à armer pour les Bancs, ils ont adopté ce superbe outil pour servir les lignes de fonds, selon la technique utilisée par les armements américains et canadiens. Le doris fut abandonné quand on passa de la ligne de fond au chalut (et qu'on détruisit ainsi habilement la ressource).

Doris Lessing, (née Doris May Tayler, le 22 octobre 1919 à Kermanshah, Perse) est un écrivain britannique, lauréate du prix Nobel de littérature 2007. Ce dernier a couronné « la conteuse épique de l'expérience féminine qui, avec scepticisme, ardeur et une force visionnaire, scrute une civilisation divisée ». Célèbre dès son premier livre, Vaincue par la brousse (1950), auteur d'une vingtaine de romans dont le best-seller international Le Carnet d'or (1962), elle est très vite apparue comme une femme de lettres engagée et militante, notamment pour les causes marxiste, anticolonialiste, anti-apartheid et féministe.

L'œuvre de Doris Lessing est profondément autobiographique, s'inspirant notamment de son expérience africaine, de ses années de jeunesse et de ses engagements sociaux et politiques. Son style romanesque, épique, réaliste et lyrique lui a permis d'aborder différents thèmes tels que les conflits de cultures, les injustices raciales et ethniques, la contradiction entre la conscience individuelle et le bien commun, la violence entre les êtres et les classes, le déracinement, l'enfance. Très appréciée pour sa diversité et son éclectisme, l'auteur a su faire une immersion dans le domaine de la science-fiction (Shikasta en 1981) ou du roman psychologique (L'Été avant la nuit) et a même un temps évolué vers l'ésotérisme et la parapsychologie avec La Descente aux enfers (1971). Merci Wikipedia.

Une autre Doris célèbre, Doris Day, est née Doris Mary Ann von Kappelhoff le 3 avril 1924 à Cincinnati, Ohio. Après des débuts de chanteuse et de danseuse, elle est devenue une des plus grandes stars des années 50 et 60. Elle a été la vedette d'une quarantaine de films (dont "The Man Who Knew Too Much" d'Alfred Hitchkock, dans lequel elle chante "Que Sera, Sera") et sa carrière de chanteuse a également été remarquable. Elle vit actuellement dans son ranch près de Carmel en Californie.

 

Doris

Doris

Doris

Doris en pontée

Doris

Doris

John Dory, alias Saint-Pierre

Amphitrite, fille de Doris. Statue au Musée du Louvre

Doris Lessing

Doris Day

 
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  Dormant

Le dormant est la partie fixe d'un palan, opposée au courant, qui est manoeuvré par l'utilisateur.

Sur notre image, Sleeping Beauty, la Belle au Bois Dormant, par Edward Burne-Jones, membre fondateur du courant "pré-Raphaélite" de l'Angleterre de la seconde moitié du 19e. Il n'y a pas eu que Walt Disney !

Gréement dormant : voir Gréement

Sleeping Beauty  
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  Doryphore

Encore une invective du capitaine Haddock :

Le doryphore (Leptinotarsa decemlineata) est un insecte de l'ordre des coléoptères, de la famille des chrysomélidés, aux élytres jaunes rayés de noir, ravageur des feuilles de pommes de terre et d'autres solanacées. Cet insecte a été importé des États-Unis à la fin de la Première Guerre mondiale.

Les adultes, comme les larves, dévorent les feuilles de la pomme de terre, voire les tiges, et éventuellement des autres solanées comme la tomate. En cas de forte infestation, les dégâts peuvent être très importants.

Un Avis important de la direction de l'agriculture daté de septembre 1877 préconise notamment les dispositions suivantes :

  • Navires : « Les équipages des navires provenant de l'un des ports de l'Amérique ou de l'Allemagne doivent détruire tous les insectes qu'ils trouveront à bord. Ils doivent aussi brûler les pailles, herbes sèches ou fanes de pomme de terre, au lieu de les jeter à la mer ou de les déposer à terre. »
  • Écoles communales : « Les instituteurs peuvent, par leur zèle et leur dévouement, contribuer dans une large mesure à empêcher le doryphore de se propager s'il pénètre en France. Ils doivent s'imposer la mission d'appeler l'attention de leurs élèves sur la gravure coloriée et l'instruction placardée dans les classes, et qui font connaître les caractères, les mœurs et les dégâts que cause ce coléoptère. De plus, ils doivent les engager à rapporter à l'école tous les insectes qu'ils trouveront dans les champs de pommes de terre, en leur démontrant la nécessité de bien noter les parcelles dans lesquelles ils les auront ramassés. C'est à l'instituteur qu'incombera la tâche de savoir si le doryphore a fait son apparition dans la commune. Les écoles, en acceptant cette mission, deviendront de véritables centres de surveillance. Ainsi, plusieurs foyers de doryphores ont été découverts en Allemagne et surtout en France dans le département du Tarn par des élèves appartenant aux écoles communales. La méthode d'éradication consistait à creuser un petit fossé autour de la surface contaminée, d'environ 50 cm de profondeur et de 33 cm de large dans lequel on devait placer de la paille imbibée de pétrole auquel on mettait le feu. les insectes recueillis étant mis dans un bocal contenant soit de l'eau de Javel, de l'acide chlorhydrique ou sulfurique, ou bien de l'essence de térébenthine. »

NB : on appelait affectueusement "doryphores" les troupes d'occupation allemandes pendant la seconde guerre mondiale, car l'essentiel de la production de pommes de terre de la France occupée était réquisitionné et envoyé en Allemagne.

Doryphore  
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  Double

Quand on rame en double, les rameurs (ou plutôt nageurs) manoeuvrent chacun une paire d'avirons. A l'inverse, quand on rame en pointe, chaque rameur ne manoeuvre qu'un seul aviron.

Sur notre image, les vainqueurs des J.O. de Berlin 1936 en double : les anglais Jack BERESFORD et Leslie SOUTHWOOD.

Aviron en double  
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  Draille

Filin du gréement, fixe ou mobile, sur lequel coulissent les mousquetons d'une voile d'avant ou d'étai. Cette voile est hissée par une drisse et amenée par un halebas. L'intérêt de la draille est d'aider à maîtriser la voile pendant qu'on la hisse ou qu'on l'amène. On parle d'une voile "endraillée". Les drailles sont souvent fixes et tiennent le mât, comme les étai de l'image ci-contre.

Sur notre photo, la trinquette (arisée) et le foc de Pride of Baltimore II, chacun sur sa draille.

Drailles sur Pride of Baltimore  
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  Drisse

Manoeuvre servant à hisser une voile, un espar (corne, vergue...), un pavillon.

Le point de drisse est le coin ou angle de la voile qui se trouve à l'intersection du guindant (bord d'attaque) et de la chute (bord de fuite de la voile) sur une voile triangulaire (bermudienne ou marconi) et sur lequel est frappée la drisse qui sert à hisser la voile. Le point de drisse est aussi appelé "têtière", car c'est la tête de la voile.

Sur notre image, la têtière "flush" d'une grand-voile moderne. Comme on le voit sur l'image du bas, l'oeillet sur lequel est frappée la drisse est abaissé afin que la voile hissée à bloc arrive au niveau de la tête de mât (photo du haut.) On remarque également que toutes les lattes de cette voile sont "forcées", c'est à dire qu'elles "tiennent" toute la largeur de la voile.

Les autres angles significatifs d'une voile sont le point d'amure et celui d'écoute.

Têtière "flush"
Têtière "flush"
 
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  Drosser Similaire à dépaler, mais beaucoup plus fort. On dit drossé à la côte. Ce malheureux chalutier s'est fait drosser sur les roches qui bordent l'entrée du port.  
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Ce glossaire restera en développement : n'hésitez pas à me signaler les termes ou expressions que vous souhaiteriez voir ajoutés à cette liste, ainsi que toute erreur, omission ou tout autre défaut. Son objet est simplement de compenser la nécessité pratique d'employer des termes techniques sans lesquels les explications sont difficiles. J'ai essayé d'y inclure tout le vocabulaire maritime utilisé sur ce site, les termes "usuels" qu'il me semble utile de maîtriser (et finalement, par demande populaire, les étrangetés maritimes...)
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